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    Kouté silans’

    (à l’écoute des silences)

    de Harry ELIEZER (52’)

    Le silence est un aveu. Harry a grandi dans le silence, entre le mutisme de sa famille sur leur culture d'origine et l'incompréhension de l'École de la République. Comment peut-on s'élever si l'on n'a pas connaissance de l'histoire qui nous fonde ?

     

    Harry écoute ce silence et cherche à le comprendre. Désireux de lever le voile sur son identité, il débute un voyage sur la terre de ses ancêtres pour reconstituer le récit familial. Il entend pour la première fois leur histoire, incarnée dans les récits contés par ses proches ou par des personnalités engagées. Ce qu'il découvre dépasse le cadre d'une simple quête identitaire et, rapidement, il comprend que son histoire personnelle doit, pour prendre corps, se nourrir de celle de la Guadeloupe, de la France et de son Histoire coloniale.

     

    Ce film est la mise en mots d'un passé silencieux, lourd et oublié. Il témoigne de l’influence de l’histoire coloniale de la France sur le destin d’hommes et de femmes pourtant inscrits dans leur temps, le XXIe siècle.

     

     

    Kouté silans’

    (listening to silences)

    From an administrative and cultural point of view, I am french. However, certain looks I get on the street make me feel like my nationality and my skin color are not compatible.

    I am french, yes, and I am black. As I get older, my feelings of uneasiness have transformed themselves into ones of slight anger.

     

    What does « identity » really mean? The one on my identification papers, the one I read in other people’s stares, the one that my skin color shows? The one that is passed down by our parents, or the one that isn’t passed down? Am I too black to be French, and too French to be Guadeloupean ?

    After all these years, I still ask myself : where do I belong? Who am I, really?

     

    It is time, I think, to find the answers to my questions.

    Derrière la ligne noire

    de Jérémy TROUILH (70’)

    De retour en Colombie après plusieurs années passées en Europe, Jota, un jeune marionnettiste colombien tente de monter vers les hauts sommets de la Sierra Nevada, où il pense être appelé par une prophétie. Mais dans sa quête vers le « cœur du monde », il va rester bloqué à Palomino, un petit village de la côte caraïbe situé aux pieds de ces montagnes. Là, Jota va découvrir un territoire aux facettes multiples, sur lequel se juxtaposent bon nombre des problématiques qui dessinent la complexité de la Colombie contemporaine.

     

     

    Behind the Black Line

    Having spent many years in Europe, Jota, a young Columbian puppeteer, returns to his homeland. There, he intends to scale the Sierra Nevada, in the belief that a prophecy will be fulfilled. In his quest towards « the heart of the world » he will find himself stranded in Palomino, a small village below the mountains on the Caribbean coast.

    There, Jota will come to know a multi-facetted terrain, on which are juxtaposed many of the problems which reflect the complexity of Columbian society today.

     

    Lettres de la ville en désordre

    de Marie DAULT (120’)

    À Caracas, au Venezuela, les habitants des bidonvilles peuvent obtenir la propriété de la terre en échange de l’histoire de leur vie dans le quartier. Où l’on verra comment un décret de Chavez, en procédant à la régularisation des barrios (quartiers de favelas), a enclenché l’écriture de milliers de chroniques révélant l‘histoire de tout un pan de la capitale jusqu’ici escamoté et déprécié, qui pour la première fois tente de prendre sa place dans l’histoire, la géographie et la politique de la cité.

     

     

    Letters From the Crowded City

    In Caracas, the capital of Venezuela, people living in shanty towns can now obtain the ownership of their land in exchange for an account of their lives in the area. Now we will see how the Chavez Law, by ordering the regularization of the "Barrios" (favelas districts), has given rise to thousands of narratives about life in one of the most run down and forgotten parts of the capital, which for the first time ever is attempting to gain its place in the history, the geography and the political world of the city

    Les meilleurs poètes ne gagnent jamais

    de Matthieu SIMON (52’)

    Portrait d’une bande de Normands qui, chaque semaine, se retrouvent dans de petits troquets pour partager leur passion du slam, à mi-chemin entre poésie, chanson, hiphop, stand-up et parole libre. Des joutes compétitives, aux ateliers d’écriture, en passant par les lieux d’inspiration, Érico, la jeune Marion Chaussette et leur groupe de potes, nous livrent le territoire intime de leurs créations et nous invite à un voyage mettant en scène des valeurs humaines universelles : le dépassement de soi, la solidarité, l’amitié, la quête existentielle.

     

     

    The Best Poets Never Win

    A group of friends from Normandy get together every week in small bars to share their passion about slam music, which finds its place between poetry, song, hip-hop, stand-up performance and free speech. It is from inspirational places and through competitive jousts in writer’s workshops that Erico, young Marion Chaussette and their friends open the doors to let us into the intimate world of their creations.

    They beckon us into a journey that will sail through universal values: self-improvement, solidarity, friendship, and an existential quest.

    Rivesaltes - Le Ressac

    d’Anne-Laure de FRANSSU (90’)

    Comme le retour tumultueux des vagues sur elles-mêmes lorsqu’elles se brisent contre un obstacle, il est un lieu, marqué par le ressac : le camp de Rivesaltes – d’abord centre de rassemblement puis d’internement pour différentes populations entre 1939 et 2007. La construction d’un Mémorial débute à l’emplacement de la place d’appel… Comment dire et faire entendre ce qui est resté si longtemps silencieux ? Né d’un sentiment mêlant l’effroi et la fascination, le ressac questionne le travail de la mémoire, il donne à voir comment la mutation du paysage du camp de Rivesaltes engendre, aujourd’hui, une modification de la parole environnante et questionne le présent.

     

     

    Rivesaltes - The Ressac (a region in the Pyrenees)

    Like stormy waves breaking repeatedly on the rocks, there is a place in the Pyrenees marked by Le Ressac, and it is The Rivesaltes Camp. Originally it was an assembly centre, before becoming an internment camp for varying populations between 1939 and 2007. On the very site which formerly served for "roll call", commences the construction of the Memorial... How can one render audible something that has remained unsaid for such a long time? Born of an emotion that mixes horror with fascination, le Ressac poses the question of the importance of the work of memory. It sheds light on the way in which the changes in the landscape of the Rivesaltes camp mirror the changes in vocal expression today and question the present.